Il suffit de se promener dans une chaîne de production laitière à six heures du matin, alors que les tuyaux de lavage fonctionnent encore et que les produits sont déjà de nouveau en mouvement de l'autre côté du mur, pour que la réalité du problème saute aux yeux. Rien n'est broyé sur la ligne. Rien ne brille au rouge. Le convoyeur ne transporte pas de pierres d'une carrière. Et pourtant, c'est toujours lui qu'on remplace, selon un calendrier qui ne satisfait personne, généralement au pire moment, souvent sur une ligne censée fonctionner tout le week-end.
C’est le piège de ce secteur. Un convoyeur laitier est jugé sur son aspect après lavage, et non sur sa capacité de transport, or ces deux critères influencent les spécifications de manière totalement contradictoire. Un revêtement résistant à l’abrasion peut devenir collant et se décoller en moins de dix-huit mois sous l’effet de la matière grasse du lait et de la soude caustique. Une bande passante conforme à tous les contrôles mécaniques peut échouer au test de frottement si le joint est noirci sur les bords. Cet article traite uniquement de la bande transporteuse dans l’atelier de transformation, depuis la réception du lait cru jusqu’aux chambres froides, et de l’impact de chaque étape sur le caoutchouc, le tissu et le joint.
Dans tous les autres secteurs que nous fournissons, la discussion commence par la charge. Dans l'industrie laitière, elle commence par les résidus. Une ligne de production de caillé manipule un matériau très léger au mètre carré qui reste sur le tapis pendant environ 90 secondes, ce qui, selon tout calcul d'usure classique, devrait donner une durée de vie de plusieurs décennies au tapis. Or, les usines remplacent ces tapis tous les deux à quatre ans, et la surface retirée est rarement mince. Elle est molle, froissée, parfois cloquée, et souvent décollée de la première couche de tissu sur de larges zones sans lien avec le racleur ou le point de déchargement. L'usure se produit à des endroits qu'aucun test d'abrasion ne peut détecter.
La matière grasse du lait constitue la première étape de ce mécanisme. La matière grasse du beurre n'est pas une simple huile. Elle se présente sous forme d'émulsion de globules enveloppés dans une membrane protéique. Lorsque cette membrane est perturbée par le pompage, le barattage ou les variations de température, la matière grasse est libérée et se comporte comme une huile pénétrante très persistante, possédant une affinité biologique pour tout ce qu'elle peut mouiller. Les revêtements en caoutchouc sont formulés avec des plastifiants et des huiles de traitement pour conserver leur souplesse. La matière grasse migre dans le composé, le plastifiant en sort, et le revêtement passe par une phase où il est légèrement gras et plus mou que la normale avant de durcir, de se rétracter et de se fissurer en surface. C'est pourquoi une courroie peut paraître parfaite la première année, médiocre la deuxième et se décoller sur les bords la troisième.
La plupart des défaillances des courroies de production laitière ne sont pas dues à une usure perforante. Le revêtement se soulève et se délamine après une exposition prolongée aux matières grasses du lait et aux produits de nettoyage, et la couche sous-jacente reste généralement intacte lorsque la couche supérieure se détache.
La seconde étape, le nettoyage, est souvent sous-estimée car elle ressemble à un simple traitement à l'eau. Eau chaude à 70-80 degrés, 1 à 2 % de soude caustique, une étape d'acide nitrique ou phosphorique, un rinçage, parfois un désinfectant à base d'acide peracétique, répétés une ou deux fois par jour pendant des années : ce procédé crée un environnement chimique bien plus agressif que la plupart des acides industriels dilués. La soude caustique sur la graisse animale produit du savon à l'interface, ce qui paraît inoffensif jusqu'à ce que l'on comprenne que cette couche de savon se loge entre le revêtement et le contreplaqué et progresse lentement le long de tout bord non collé, et que son pH maintient la surface gonflée. Ajoutez à cela de l'acide lactique provenant de produits fermentés, à un pH de 4,4 à 4,6, qui reste dans le même joint toute la nuit, et la ligne de collage est attaquée de tous côtés.
| Modèle de défaillance | Là où il apparaît en premier | Que se passe-t-il réellement ? | Comment nous le confirmons sur place |
|---|---|---|---|
| Recouvrir le décollement cutané par plaques, le pli restant intact en dessous | L'extrémité de décharge et les deux bords, surtout du côté du retour après le lavage. | La graisse a pénétré le composé et déplacé le plastifiant ; la soude caustique a saponifié le résidu à la ligne de collage. | Soulevez le bord avec un grattoir à bout rond ; si le revêtement se décolle de plus de 10 mm sans déchirer le tissu, la colle a disparu. |
| Blanchiment de surface qui ne se rince pas | Au centre de la bande transporteuse, là où le produit repose le plus longtemps, et dans toute zone basse retenant l'eau. | L'oxydation des graisses et le tartre provenant de l'eau de rinçage dure se sont combinés pour former un film qui fait désormais partie de la surface. | Essuyez une surface carrée de 200 mm avec un chiffon blanc et de l'eau chaude ; si le chiffon ressort propre mais que la zone reste mate, il ne s'agit pas de saleté. |
| Les bords de la jonction deviennent gris foncé ou noirs | Joints à tenons et joints à tenons, toujours au bord de fuite | L'humidité s'infiltre dans l'articulation et la fissure retient un biofilm qu'aucun rinçage n'atteint. | Appliquez un mouchoir en papier sec le long de la ligne articulaire pendant dix secondes ; une marque humide indique que le joint est déjà ouvert. |
| Gonflement des bords et profil ondulé en vue de dessus | Les deux bords sont particulièrement visibles à l'endroit où la courroie quitte la dernière poulie avant une longue section droite. | L'eau s'est infiltrée par une arête coupée ouverte à travers les plis du tissu ; la courroie s'élargit et perd en stabilité directionnelle. | Mesurez la largeur en trois points ; un élargissement de plus de 6 mm par rapport à la dimension d’origine signifie que le bord n’est plus étanche. |
Ce que ce tableau implique pour l'achat est certes délicat, mais évident. Sur une fiche technique de produits laitiers, les chiffres importants ne sont ni la résistance à la traction ni la perte de volume par abrasion. Ce sont la dureté et l'épaisseur de la couverture, la famille de composés, le traitement des bords et la méthode d'assemblage ; or, ces cinq éléments sont définis bien avant toute discussion sur le prix.
Si les recommandations génériques concernant les convoyeurs pour l'industrie agroalimentaire sont inadaptées à une laiterie, c'est parce que le bâtiment abrite cinq ou six ateliers aux procédés chimiques différents sous un même toit. La zone de réception est froide, humide et pleine de lait cru. Le pasteurisateur et le bloc UHT traitent l'eau chaude et le produit chaud à quelques mètres l'un de l'autre. La fermentation se déroule à une température de 42 à 45 degrés pendant des heures, avec accumulation d'acide lactique. La fromagerie ajoute du sel à des concentrations qui détruisent la plupart des métaux. La chambre froide fonctionne en dessous de zéro et dépose de la glace sur tout ce que le convoyeur touche lors de son retour. Un convoyeur laitier choisi à partir d'un modèle générique pour l'industrie agroalimentaire sera inadapté dans au moins deux de ces ateliers, et une spécification unique pour l'ensemble d'entre eux est toujours un compromis.
La réception et la manutention du lait cru constituent l'étape la moins exigeante pour le convoyeur lui-même, mais la plus critique en matière d'hygiène. Le produit étant liquide, les convoyeurs interviennent lors de la manutention des caisses et des emballages, sur les plateformes d'accès aux filtres et sur la légère rampe d'évacuation du caillé ou du séparateur. L'essentiel est que le convoyeur puisse être nettoyé au jet d'eau à basse pression, qu'il s'écoule librement et qu'aucun dépôt de calcaire ne se forme dans un joint. Un revêtement lisse de dureté Shore A (65 à 70) avec un bord étanche est suffisant ; tout revêtement plus sophistiqué représente un investissement inutile.
C'est du côté chaud que les spécifications commencent à avoir leur importance. Après pasteurisation à 72-75 degrés pendant quinze secondes, ou après traitement UHT à 135-150 degrés pendant quelques secondes, le produit doit être refroidi avant le conditionnement ou la fermentation. Ce passage de refroidissement correspond souvent au plus long tronçon de tapis roulant de l'installation. Deux phénomènes se produisent alors, contrairement à une installation à température ambiante. Le tapis roulant transmet la chaleur au châssis et aux poulies ; ainsi, une couverture à peine tiède au toucher sur sa face supérieure est considérablement plus chaude au contact de la poulie motrice, et le retour de la bande refroidit de manière inégale sur toute sa largeur. Les composés de couverture conçus pour les hautes températures ont tendance à être plus durs et moins élastiques, ce qui est un compromis inadapté pour une surface qui doit également faciliter le démoulage d'un produit collant. Nous privilégions généralement une couverture blanche de dureté moyenne et une sous-couche plus épaisse plutôt qu'un composé résistant à la chaleur, car la température réelle de la surface dépasse rarement 60 degrés une fois le produit sorti du refroidisseur.
La fermentation est l'étape sur laquelle les acheteurs s'intéressent le moins, alors qu'ils devraient s'y intéresser davantage. Sur une ligne de production de yaourts ou de desserts fermentés, le produit est maintenu à une température de 42 à 45 degrés pendant quatre à six heures, le tapis roulant évoluant constamment dans une atmosphère chaude, humide et légèrement acide. La concentration d'acide lactique augmente au fur et à mesure que la fermentation se produit, de la condensation se forme sous les couvercles et s'écoule sur le convoyeur de retour. Le tapis subit un lent cycle humide et chaud qui ramollit le couvercle et provoque le décollement de la liaison au niveau des bords coupés. Les lignes qui subissent ce traitement, puis un simple lavage de nuit, sont celles où l'on observe le décollement des couvercles le plus précoce, souvent en moins de deux ans, les dommages étant concentrés sur la face inférieure plutôt que sur la face du produit.
La fabrication du fromage pose un problème différent, car c'est la seule étape qui combine contraintes mécaniques et réactions chimiques. Le cheddaring et le pressage exercent une pression considérable sur le tapis roulant, le lactosérum a un pH de 4,6 à 5,2 dans la zone d'égouttage, et le caillé est suffisamment lourd pour exiger une structure particulièrement robuste. La saumure est encore plus problématique. Une saumure saturée à 18-22 % de chlorure de sodium, maintenue à 10-12 degrés, s'infiltrera dans le moindre trou d'épingle du couvercle et la moindre rayure du cadre en inox, et cristallisera sur la face de retour où elle sèche. Les tapis roulants des salles de saumurage doivent être recouverts d'un tissu sans bord apparent, sans fixations métalliques au niveau des articulations, et leur composition doit être telle qu'elle ne farine pas et ne blanchisse pas lorsqu'elle sèche entre deux équipes.
| Étape du processus | Produit et état typique | Face de ceinture qui fonctionne | En le nettoyant, on verra effectivement | Risque dominant pour le corps de la ceinture |
|---|---|---|---|---|
| Réception, filtration, décharge du séparateur | Lait cru à 4 à 6 degrés, éclaboussures, quelques fines particules de caillé sur les sections de caisse et inclinées | Revêtement blanc lisse, dureté Shore A de 65 à 70, bord scellé, sans tissu apparent | Tuyau basse pression et mousse, une fois par quart de travail, rinçage occasionnel au chlore | Construction en pierre laiteuse dans la fissure de jonction ; usure mécanique quasi inexistante |
| Passeuriseur et refroidissement UHT | Le produit entre à une température de 60 à 80 degrés, sort à une température de 4 à 8 degrés, condensation sur la face inférieure | Couverture blanche de dureté moyenne avec une sous-couche plus épaisse et une carcasse résistante à la chaleur. | Eau chaude et soude caustique à 70 à 80 degrés selon un cycle quotidien fixe | Cycles thermiques au niveau de la jonction et retrait différentiel sur la largeur |
| fermentation du yaourt et des desserts cultivés | 42 à 45 degrés pendant quatre à six heures, humidité élevée, accumulation d'acide lactique jusqu'à un pH de 4,4. | Couverture non poreuse à bords entièrement fermés, finition facile à retirer, couleur claire | Lavage de nuit et nettoyage en profondeur hebdomadaire ; les condensats s’écoulent sur la face de retour. | Attaque acide chaude sur la ligne de collage, ramollissement du revêtement, soulèvement de la face inférieure |
| Égouttement, cheddarisation et pressage du fromage | Tapis de caillé sous charge, lactosérum à pH 4,6 à 5,2, salle chaude, fortes charges ponctuelles lors des transferts | Revêtement blanc plus épais sur une carcasse multicouche, bord robuste, joint vulcanisé uniquement | Alternance de solutions caustiques et acides avec rinçage entre les deux, plus raclage manuel du caillé | Abrasion au niveau du bord de transfert combinée à la pénétration d'acide au niveau du bord coupé |
| Salle de saumure, immersion dans le sel et égouttage | 18 à 22 % de chlorure de sodium à 10 à 12 degrés, par voie humide puis séchage et cristallisation | Revêtement résistant aux chlorures, sans métal dans le joint, bords étanches, fixation en plastique ou composite | Rinçage à l'eau claire après chaque quart de travail, aucun produit caustique sur la courroie elle-même | Cristallisation du sel dans l'épissure, infiltration dans les plis, corrosion de toute partie en acier exposée |
| rayons froids du beurre et de la crème glacée | 8 à 12 degrés pour le beurre, -5 à -8 à l'extrusion, -30 à -40 au durcissement | Revêtement flexible basse température, compatible avec les petites poulies, faible frottement côté retour | Lavage à l'eau chaude en fin de cycle, puis retour immédiat dans une chambre froide. | Rigidification, retrait, glissement sur la poulie motrice et fissuration de l'épissure sous flexion à froid |
Considérez ce tableau comme un ensemble de contraintes plutôt que comme une liste de courses. En pratique, la plupart des installations utilisent deux convoyeurs, et non six. L'un est un convoyeur blanc, de dureté moyenne et multicouche, pour les phases chaudes et humides ; l'autre est un convoyeur plus fin et plus flexible pour les chambres froides, la salle de saumure étant traitée séparément en raison de la présence de sel. Vouloir alimenter les six phases avec un seul convoyeur conduit à une installation médiocre partout, qui présente d'abord des défaillances lors de la fermentation. Lorsqu'une installation s'approvisionne auprès d'undistributeur de bandes transporteusesPlutôt que de provenir directement de la presse, cette liste des pièces devrait accompagner la commande, car c'est le seul moyen de garantir que le stock local corresponde aux salles auxquelles il est destiné.
Nous avons récupéré une courroie provenant d'une usine de produits cultivés, après vingt-six mois de fonctionnement. À première vue, sa surface semblait acceptable : légèrement mate au centre, encore blanche sur les bords. Lorsque l'équipe de maintenance a découpé une section pour examiner un problème de suivi, le revêtement s'est détaché de la première couche par lambeaux de la taille d'une main, révélant un tissu propre, sec et intact. Aucune usure au sens conventionnel du terme n'était visible. La courroie avait cédé de l'intérieur, et le mécanisme avait fonctionné silencieusement depuis le premier lavage.
La pénétration des matières grasses est un processus de diffusion, c'est pourquoi elle n'est jamais visible lors d'un essai de courte durée. Le revêtement absorbe lentement les matières grasses butyriques libres, et la vitesse d'absorption dépend de la température, de la durée de repos du résidu et de la résistance à l'huile propre au matériau.courroie transporteuse en caoutchoucUne courroie construite sur un revêtement en NBR résiste bien mieux à la pénétration des graisses qu'un mélange SBR standard, car sa teneur en acrylonitrile lui confère un caractère polaire que les graisses non polaires ne peuvent pas mouiller aussi facilement. Augmenter la teneur en acrylonitrile améliore encore la résistance aux graisses, au détriment de la flexibilité à basse température ; c'est précisément pourquoi une courroie conçue pour une fromagerie chaude ne doit pas être réutilisée dans une chambre froide.
Ce que fait la graisse une fois à l'intérieur est plus intéressant que le gonflement lui-même. Elle agit comme solvant pour le plastifiant et les huiles de traitement qui maintiennent la souplesse du revêtement ; ces substances migrent vers l'extérieur et sont éliminées par le nettoyage quotidien. Le revêtement perd alors de la masse, durcit et se rétracte légèrement par rapport à la structure textile qui, elle, ne se rétracte pas. Ce décalage soumet la ligne de collage à un cisaillement, et c'est ce cisaillement qui finit par séparer le revêtement du pli. Les cloques que l'on observe ne sont pas dues à la chaleur. Elles sont la conséquence visible d'un processus de rétraction qui a commencé deux ans auparavant.
L'acide lactique agit différemment, et c'est pourquoi les produits fermentés vieillissent plus vite que le reste de l'usine. À un pH de 4,4, l'acide est considéré comme modéré selon les normes industrielles, mais il reste en contact pendant des heures à une température de 42 à 45 degrés, ce qui est proche de l'idéal pour l'hydrolyse à l'interface. Il attaque d'abord la surface du revêtement, la ternissant, puis s'infiltre dans les microfissures et les suit jusqu'au tissu.convoyeur industrielPour les produits cultivés, l'acidité est la raison pour laquelle nous insistons sur un bord fermé et scellé plutôt que sur un bord coupé, car un bord coupé est une porte ouverte directement sur la chaîne.
Les deux agents agissent de concert, ce qui est impossible individuellement. La graisse fait gonfler le composé et ouvre sa surface ; l’acide pénètre alors plus rapidement dans la couche gonflée ; la soude caustique à 75 degrés saponifie la graisse à l’interface et rompt les liaisons restantes. Vingt-quatre heures plus tard, la courroie est de nouveau opérationnelle, propre, et conserve une fine couche d’humidité à l’endroit précis où se trouvait la liaison.
| Moyen | condition de contact réaliste | Effet sur le composé de couverture | Ce que voit l'équipe de maintenance |
|---|---|---|---|
| Sans matières grasses laitières provenant de la crème, du beurre et des fromages à pâte molle | Film continu à 30 à 45 degrés, renouvelé toutes les quelques minutes, laissé en place entre les équipes. | Pénètre le polymère, dissout le plastifiant, provoque le rétrécissement et le durcissement de la peau. | Une surface légèrement grasse au toucher, puis vitreuse ; un fin craquelage le long de la ligne centrale |
| Acide lactique provenant du yaourt, du lactosérum et des desserts fermentés | pH 4,4 à 5,2, température de 40 à 45 degrés, maintien pendant des heures, rinçage mais pas toujours neutralisation | Il hydrolyse la surface du revêtement et attaque la ligne de collage là où l'humidité s'accumule. | Une pruine blanche crayeuse s'enlève et réapparaît ; le voile se soulève sur les bords en moins de deux ans. |
| Lavage caustique à 1 à 2 %, à 70 à 80 degrés | Une ou deux fois par jour pendant 20 à 40 minutes, parfois sous forme de mousse qui adhère aux surfaces verticales. | La saponification des graisses animales en savon à l'interface provoque le gonflement du composé ; les résidus continuent d'agir après le rinçage. | Film glissant qui nécessite deux rinçages pour être éliminé ; les bords sont doux au toucher et légèrement translucides. |
| Détergent à base d'acide nitrique ou phosphorique | Utilisation hebdomadaire ou quotidienne, solution à 0,5 à 1 % à une température de 60 à 70 degrés, suivie d'un rinçage court | Élimine le tartre, mais attaque également les charges et les plastifiants en surface si leur concentration varie. | Perte de brillance par endroits et texture rugueuse qui retient plus facilement la saleté après chaque cycle |
| Saumure saturée à 18 à 22 % | Contact humide continu à une température de 10 à 12 degrés, séchage jusqu'à cristallisation lors du retour. | L'humidité s'infiltre par osmose à travers toute arête coupée ; elle cristallise à l'intérieur de la carcasse et abrase les plis de l'intérieur. | Efflorescence blanche de sel sur les bords, sections rigides et une épissure qui ne reste pas plane |
Cela ne signifie en aucun cas que les usines laitières ont besoin d'un composé exotique. Cela signifie qu'elles ont besoin d'un composé choisi pour sa teneur en matières grasses et en alcalis plutôt que pour son abrasion, et d'une carcasse choisie pour son taux d'humidité plutôt que pour sa résistance aux chocs. Les acheteurs qui comparent uncourroie transporteuse en caoutchouc blancComparer une ceinture noire standard à une ceinture noire standard en se basant uniquement sur la résistance à la traction revient à se baser sur un seul chiffre qui ne permettra pas de trancher. La comparaison pertinente consiste à réaliser un test d'immersion dans l'eau chaude et un test de gonflement par immersion dans de la graisse, tous deux effectués pendant sept jours, en enregistrant les variations de dureté et de volume avant et après.
Une seule question permet de trier les fournisseurs plus rapidement que n'importe quelle fiche technique. Posez-en une à un fournisseur.usine de convoyeursIl faut indiquer la famille de plastifiants présents dans le revêtement et préciser si le bord est scellé à la presse ou coupé ultérieurement. La première information renseigne sur la résistance de la bande aux graisses. La seconde indique la durée de vie des plis au lavage.
Le cycle de nettoyage est généralement présenté comme « NEP », mais la bande transporteuse fait rarement partie d'un circuit de nettoyage fermé. Elle se trouve dans une pièce ouverte pendant le nettoyage de la tuyauterie environnante et récupère les projections, la mousse, l'eau de rinçage et les condensats. La composition des liquides atteignant la bande n'est donc pas contrôlée. Il s'agit d'un mélange qui varie selon le circuit utilisé par l'opérateur, l'orientation des boules de lavage et le bon fonctionnement du siphon de sol. Nous avons mesuré un pH de 10,8 pour l'eau de rinçage s'écoulant d'une bande transporteuse vingt minutes après la fin du traitement à la soude caustique, simplement parce que de la mousse s'était accumulée sous le châssis et se diluait lentement.
C'est important car la courroie ne bénéficie pas du rinçage neutre que reçoit l'acier inoxydable. L'intérieur d'un tuyau est rincé jusqu'à un niveau de conductivité prédéfini. Une courroie, elle, est simplement la partie que le tuyau d'arrosage a touchée. Les usines qui nettoient correctement les courroies les traitent comme une opération distincte, avec sa propre séquence courte. Elles effectuent un prérinçage à basse pression pour enlever le plus gros, laissent agir une mousse ou un gel suffisamment longtemps, rincent jusqu'à neutralité, puis sèchent la courroie dans une pièce ventilée, courroie en marche. Cette dernière étape est souvent négligée, et pourtant, c'est elle qui détermine la solidité de l'épissure.
Le choc thermique représente l'autre moitié du cycle, invisible dans les rapports de nettoyage. Une courroie lavée à 70 degrés à chaud, puis rincée à l'eau à 15 degrés, se contracte en largeur plus rapidement que sa carcasse ne peut le supporter. Répétez l'opération deux fois par jour pendant trois ans : la jonction s'use même si la courroie ne supporte jamais de charge importante. Sur une courroie large (1 200 mm et plus), nous avons constaté l'ouverture de la jonction au niveau du bord de fuite, uniquement due à ces cycles, alors que le reste de la courroie était en parfait état.
| Phase de nettoyage | Ce qui atteint réellement la ceinture | Condition typique | Réponse du corps de la courroie | Concevoir ou mettre en pratique des contre-mesures |
|---|---|---|---|---|
| Prérinçage | Eau à basse pression chargée de résidus de produit, de graisse et de fines particules de caillé, transportée sur toute la largeur. | 30 à 45 degrés, deux à cinq minutes, drain souvent partiellement bouché | La surface gonfle légèrement ; la graisse s'étale plutôt que d'être retirée si la pression est trop forte. | Pulvériser à une pression de 3 à 5 bars uniquement à partir de l'extrémité de refoulement, avec la courroie tournant lentement et les drains préalablement dégagés. |
| lavage caustique | De la mousse ou du gel adhère à la housse, et des aérosols se déposent sur la face de retour. | 1 à 2 % d'hydroxyde de sodium à 70 à 80 degrés, contact de 20 à 40 minutes | Saponifie la graisse à la ligne de collage, assouplit le revêtement, extrait le plastifiant | Limitez le contact à moins de 20 minutes sur la courroie elle-même et ne laissez jamais la mousse sécher en surface. |
| lavage à l'acide | Détergent nitrique ou phosphorique, généralement en tant qu'étape plus courte après la soude caustique | 0,5 à 1 % à une température de 60 à 70 degrés, pendant 10 à 20 minutes, parfois une fois par semaine seulement. | Enlève le tartre mais attaque une surface qui a déjà perdu son plastifiant | Vérifiez la concentration à la buse, et non à la pompe doseuse ; un mélange ayant dérivé est la cause habituelle de la corrosion de surface. |
| Rinçage final et désinfection | De l'eau propre, parfois de l'acide peracétique ou un désinfectant à base de chlore à faible concentration | 10 à 20 degrés, une à trois minutes, conductivité vérifiée uniquement sur le circuit de tuyauterie | Le choc thermique contracte la courroie ; des résidus de désinfectant restent dans la fente de l’épissure. | Rincez également la courroie jusqu'à ce qu'elle soit neutre, puis laissez-la sécher pendant 15 minutes avec l'extracteur d'air allumé. |
| Inactif toute la nuit | Humidité résiduelle sous le cadre, film plastique au niveau du raccord, condensation s'écoulant des couvercles | 18 à 25 degrés, huit à douze heures, sans flux d'air sous la courroie | Le biofilm se forme dans la moindre fissure ; les bords du tissu absorbent l'humidité vers le haut, dans les plis. | Placez le raccord sur le brin supérieur, et non autour d'une poulie, et ne tendez pas la courroie si le cadre le permet. |
Il existe une méthode d'entretien simple et gratuite qui permet d'éviter la plupart des dommages aux raccords pour lesquels nous sommes appelés. À la fin du cycle de lavage, avant la fermeture de la salle, vérifiez la courroie une fois et examinez le raccord. Si de l'eau stagne le long de la ligne de raccord, l'étanchéité est déjà compromise et le cycle suivant risque d'en introduire davantage. Si le raccord est foncé au centre et clair aux extrémités, la courroie ne s'écoule pas uniformément sur toute sa largeur, ce qui signifie généralement que le châssis est désaxé plutôt que la courroie elle-même. Ces deux vérifications prennent moins d'une minute et vous fournissent des informations que le registre de nettoyage ne mentionnera jamais.
Le choix des matériaux influe sur tous ces éléments bien plus que la plupart des acheteurs ne le pensent.bande transporteuse en PVCCe revêtement supporte bien les cycles humides et est facile à nettoyer, mais la migration du plastifiant sous la matière grasse constitue une limite importante et il peut durcir en chambre froide. Les revêtements en polyuréthane résistent mieux aux matières grasses et à l'abrasion et tolèrent les basses températures, ce qui explique leur prédominance sur les petits convoyeurs et les rampes autour des têtes de remplissage. Le compromis réside dans le coût et, pour certaines qualités, une sensation de rigidité accrue sur les petites poulies. Notre propre comparaison des deux types de revêtements, incluant le comportement des raccords lors des lavages quotidiens, figure dans ce document.guide de sélection des courroies pour emballages alimentaireset cela s'applique directement à la partie humide d'une laiterie même si le produit est différent.
Le matériel d'entraînement fait partie de cette même discussion, et c'est là que beaucoup de problèmes liés aux circuits hydrauliques commencent discrètement.Courroie trapézoïdale en polyuréthaneLes unités sur les agitateurs et les transferts sont souvent négligées jusqu'à ce qu'elles patinent après un lavage, et c'est à partir d'un entraînement qui patine sur une courroie mouillée que commencent les dommages aux bords.fabricant de courroies de transmissionOn observe le même schéma du côté transmission du châssis. Une courroie est dimensionnée pour un environnement sec, puis surtendue pour compenser une poulie humide, et on en incrimine ensuite lorsqu'un roulement de boîte de vitesses lâche au bout de dix-huit mois.Fabricant de courroies trapézoïdalesCelui qui peut fournir une courroie gainée avec un composé qui conserve son adhérence même humide résout le problème à la source.
Les acheteurs pensent parfois que le revêtement blanc d'un convoyeur de laiterie est un simple héritage esthétique de l'époque où les équipements étaient peints pour leur donner un aspect clinique. Ce n'est pas le cas. Un revêtement blanc ou crème clair sert de surface de mesure. Sur un convoyeur noir, une pellicule de graisse, une tache de résidus de lactosérum et une zone usée se confondent. Sur un convoyeur blanc, elles apparaissent distinctement, et un opérateur peut ainsi vérifier d'un coup d'œil l'efficacité du lavage et l'intégrité de la surface. La couleur remplit la même fonction qu'un test de dépistage hebdomadaire, mais en continu et gratuitement.
L'interprétation des résultats dépend de la signification de chaque changement. Le jaunissement qui suit le parcours du produit est dû à des graisses imprégnées qui ont commencé à s'oxyder ; elles ne disparaîtront pas au lavage car elles ne sont plus en surface. Une teinte grise ou gris-bleu au centre du tapis est généralement un dépôt minéral provenant de l'eau dure, parfois associé à des résidus de désinfectant, et elle a tendance à apparaître au même endroit à chaque baisse de pression de rinçage. Les taches noires constituent une catégorie à part et doivent être considérées comme un signal d'arrêt plutôt que comme un problème de nettoyage, car une tache qui persiste après un cycle de lavage à la soude et l'application d'un désinfectant est une colonie installée dans une fissure, et non de la saleté déposée à la surface.
Il existe une limite pratique à la blancheur qu'une bande transporteuse peut conserver, et prétendre le contraire conduit les usines à remplacer les bandes pour des raisons esthétiques plutôt que fonctionnelles. Une bande devenue uniformément crème après deux ans dans une fromagerie est normale. Une bande présentant une bande d'un blanc éclatant sur un bord et une couleur terne sur le reste indique une répartition inégale du produit, ce qui relève d'un problème de châssis ou de chargement plutôt que d'un problème de composition. Nous recherchons le contraste, et non la blancheur. Les zones protégées et les zones travaillées doivent présenter un aspect différent, et la transition entre les deux doit être progressive. Une transition nette indique un frottement mécanique.
| Ce que la surface révèle | Cause la plus probable | Action immédiate | La courroie reste-t-elle en service ? |
|---|---|---|---|
| Teinte crème uniforme sur toute la surface, sans craquelures. | Graisse absorbée dans les premiers dixièmes de millimètre et légèrement oxydée au fil des années | Rien de plus qu'un nettoyage normal ; comparez la teinte avec une photo prise lorsque le produit était neuf. | Oui, jusqu'à ce que la dureté ou l'adhérence change ; la couleur seule n'est pas un critère de rejet |
| Film gris ou gris-bleu irrégulier, souvent en rayures | Calcaire, résidus de désinfectant ou buse de rinçage qui n'atteint pas cette bande | Vérifiez l'alignement des buses et la conductivité du rinçage ; effectuez un court cycle d'acide et réinspectez. | Oui, mais attention aux gravures superficielles sous le film, qui raccourcissent sa durée de vie. |
| Des taches noires ou brun foncé réapparaissent après le nettoyage. | Un biofilm s'est formé dans une fissure, un interstice de jonction ou un bord de coupe. | Isolez la section, nettoyez et inspectez le joint ; si la fissure est plus profonde que le revêtement, découpez-la. | Ce n'est qu'après l'ablation de la partie affectée ou la réfection de l'articulation que nous pourrons refaire. |
| Bande blanche brillante le long d'un bord, corps terne | Le produit est décentré ou le caoutchouc de la jupe polit un bord. | Vérifiez le point de chargement et le suivi avant de toucher aux spécifications de la courroie. | Oui, la courroie signale un problème ailleurs sur la ligne. |
| Plaques cloquées ou soulevées avec une sensation douce au toucher | Défaillance de la ligne de collage due à la pénétration de graisses et de produits caustiques, généralement à partir d'un bord ou d'un raccord. | Sondez le bord avec un grattoir émoussé, mesurez le soulèvement, photographiez pour le dossier de remplacement | À court terme seulement, et uniquement si la zone soulevée se situe en dehors de la bande de contact du produit. |
En tant quefabricant de bandes transporteusesOn nous demande souvent de reproduire une teinte précise, mais nous parvenons généralement à convaincre l'acheteur de ne pas le faire. Les teintes varient d'un lot à l'autre et d'un cycle de séchage à l'autre ; une usine qui a standardisé sa production sur une seule teinte peut refuser des bandes parfaitement conformes simplement parce qu'elles sont légèrement plus chaudes que la précédente. L'important est que le revêtement soit pigmenté dans la masse et non simplement recouvert, que le pigment ne farine pas et que la même teinte soit utilisée pour le bord afin que tout soulèvement du revêtement soit immédiatement visible sur le tissu sous-jacent.
Il existe un second avantage, moins évident, à utiliser une couverture légère, qui ne se manifeste que dans les chambres froides. Les composés foncés absorbent la chaleur rayonnante des ouvertures de portes et de l'éclairage, et dans une chambre maintenue à -30 °C, cela se traduit par la formation d'un fin film d'eau de fonte à chaque ouverture de porte. Une couverture légère reste plus proche de la température ambiante et plus sèche, ce qui réduit la formation de glace entre le produit et le tapis roulant lors du transfert. C'est un effet minime, mais reproductible, et sur un tunnel de durcissement, il fait toute la différence entre un démoulage propre et un démoulage manuel.
Lorsque la courroie fait partie intégrante de la surface de contact du produit plutôt que d'être un élément de transfert, les acheteurs doivent également savoir précisément quelle documentation ils doivent obtenir.fournisseur de bandes transporteusesL'incapacité à fournir une déclaration de composition et une traçabilité de lot pour une bande transporteuse blanche représente un risque lors d'un audit, quelle que soit l'apparence de la bande, et cela s'applique tout autant à un fournisseur de bandes transporteuses pour produits laitiers travaillant par l'intermédiaire d'un propriétaire de marque qu'à un fournisseur vendant directement. Il en va de même pourcourroies transporteuses en grosAcheté par l'intermédiaire d'un distributeur : la traçabilité doit survivre à cette étape supplémentaire.
Si une usine laitière doit rencontrer un problème de courroie, ce sera au niveau du joint. Le revêtement peut être excellent, la carcasse surdimensionnée et le châssis parfait : la ligne peut s'arrêter à cause d'un raccord qui s'est ouvert au niveau du bord de fuite trois semaines après sa fabrication. Dans une usine de produits secs, une défaillance de joint est un simple désagrément. Dans une laiterie, cela engendre des problèmes de nettoyage, un signalement de corps étranger et, sur une ligne en contact avec le produit, la mise en attente d'un lot. Le joint mérite donc une attention particulière lors de la conception, au même titre que le revêtement.
En pratique, le choix se porte entre un joint vulcanisé et un joint mécanique, et pour l'industrie laitière, la solution privilégiée est presque toujours la vulcanisation. Les laçages métalliques et les attaches à charnière présentent deux problèmes inhérents à la conception. Les crochets se corrodent dans la saumure et le chlore, et chaque crochet constitue une crevasse qu'aucun rinçage ne peut éliminer. Les attaches en plastique évitent la corrosion, mais ajoutent une surface d'usure et laissent subsister la crevasse. Un assemblage à tenons et mortaises pressé à chaud, coupé en biais et réalisé par étapes à travers les plis, offre un joint continu dans la couverture et étanche à l'humidité, ce qui est essentiel dans un environnement nécessitant un lavage fréquent.
Pour une bande transporteuse alimentaire destinée à une ligne de production laitière en milieu humide, le comportement du joint dépend avant tout du bord de l'épissure, et non de sa résistance à la traction. Une épissure à tenons, réalisée avec les tenons légèrement saillants et le revêtement trop chanfreiné, crée un décalage de 0,5 mm où l'eau stagne. C'est à cet endroit que la ligne noire apparaît. Nous demandons que le revêtement ne soit pas chanfreiné au-delà de la longueur des tenons, que le joint soit pressé avec un plateau couvrant toute la largeur plus 50 mm de chaque côté, et que l'épissure finie soit inspectée sous un éclairage rasant afin que tout décalage soit visible par une ombre.
Ce sont les variations de température qui fragilisent les joints résistant à l'eau. Une courroie sur le circuit de refroidissement d'un pasteurisateur passe quotidiennement de 70 °C à 15 °C, puis revient à 70 °C. Le joint crée une discontinuité dans un matériau qui tend à se dilater et se contracter uniformément. Un joint correctement réalisé, avec un revêtement souple et un angle de biais suffisant, absorbera ces variations. Un joint à angle droit avec un revêtement rigide se fatiguera au niveau de l'épaulement, et ce, silencieusement, sans dommage visible jusqu'à ce que le bord se soulève et que le produit s'infiltre en dessous.
| Type d'articulation | Comportement en milieu humide | nettoyabilité | flexion à froid et cyclisme | Là où nous l'utilisons |
|---|---|---|---|---|
| épissure à chaud par jointure en biais | Couvercle fermé au niveau du joint, aucune voie de capillarité si la presse est sur toute la largeur et les bords scellés | La meilleure option : une surface lisse et continue sur laquelle un tuyau d’arrosage et une brosse peuvent passer. | Supporte des variations de température quotidiennes de 70 à 15 degrés et reste flexible en dessous de zéro sur les corps plus fins. | Valeurs par défaut pour le fromage, le yaourt, les circuits de refroidissement du pasteurisateur et toute surface en contact avec le produit |
| Raccord étagé pressé à chaud, coupe carrée | Adapté si le pas est petit, mais l'épaule retient l'eau du côté retour. | Acceptable pour les essais sans contact ; la marche retient le film s'il est face au produit. | Moins tolérant au cyclisme ; la fatigue se manifeste d'abord aux deux virages. | Des courroies multicouches plus robustes sont utilisées pour la manutention des caisses et des emballages, là où la charge prime sur la finition. |
| Raccord collé à froid avec adhésif bi-composant | Bonne étanchéité initiale, mais l'adhésif est le point faible sous l'effet de la soude caustique à 75 degrés. | Assez lisse pour être nettoyée, bien que la ligne de collage puisse s'estomper et s'ouvrir après un an. | Mauvaise tenue en dessous de -10 °C ; l'adhésif devient cassant et se fissure dès le premier démarrage à froid. | Réparations sur le terrain et petites courroies lorsqu'une presse ne peut être amenée sur la ligne de production |
| Laçage mécanique, crochets ou charnières métalliques | Se corrode dans la saumure et le chlore ; chaque crochet est une crevasse qui retient le produit | Non nettoyable selon les normes acceptées par un audit laitier | Les crochets s'usent et se cassent sous l'effet du pédalage ; un crochet cassé endommage la poulie. | Non affecté au contact direct avec les produits ; uniquement aux transferts temporaires ou non hygiéniques |
| Tissage sans fin ou assemblage en fabrication | Aucun joint, donc rien à capter ni à piéger. | Dans la meilleure mesure du possible, à condition que les bords soient scellés après le tissage. | Uniforme, sans discontinuité de fatigue, mais le remplacement nécessite un accès au cadre | Petites courroies aux points de remplissage et de transfert où le cadre peut être ouvert |
Quel que soit le type de joint choisi, les poulies doivent être adaptées. Un épissure passant sur une poulie plus petite que celle pour laquelle la courroie a été conçue fléchira davantage au niveau du joint qu'ailleurs, et dans un environnement humide, cette flexion provoque des infiltrations d'eau dans la ligne de collage à chaque tour. Sur une poulie de 150 mm tournant à 60 tours par minute, cela représente 3 600 cycles de pompage par heure, ce qui explique pourquoi les transferts par petites poulies dans les laiteries présentent toujours les premiers problèmes de joint. Vérifier lepoulies de convoyeurLa vérification du diamètre minimal de la poulie de la courroie fait partie de toutes nos inspections de site, et c'est la solution la plus économique lorsqu'un joint présente des défaillances répétées.
Les autres composants ont moins d'importance, mais ne sont pas négligeables. Un joint de jupe trop serré polira un bord et l'ouvrira ; un patin de glissement usé retiendra l'eau contre la face de retour ; un élément manquantcomposants de convoyeurLa plaque de protection permet à l'eau de lavage de gicler directement sur le joint. Aucun de ces éléments ne peut, à lui seul, endommager une bonne courroie. Associés à un joint serré à la hâte, ils constituent l'explication habituelle d'une courroie qui casse au bout de quatorze mois alors que la durée de vie prévue est de quatre ans.
Dans la partie froide d'une laiterie, une courroie qui fonctionnait parfaitement dans l'atelier chauffé commence à dysfonctionner pour des raisons sans rapport avec la chimie. En dessous de -10 °C environ, le revêtement en PVC se rigidifie rapidement et, à -25 °C, il ressemble davantage à une feuille de plastique dur qu'à du caoutchouc. Il transporte toujours le produit, mais il ne s'adapte plus à la poulie, le raccord ne se plie plus correctement et le moteur a besoin de plus de couple pour maintenir la même vitesse. Les tunnels de durcissement de la crème glacée, entre -30 et -40 °C, constituent le cas extrême et sont à l'origine de la plupart des plaintes concernant le fonctionnement de cette partie froide.
La rigidité se manifeste d'abord par un glissement. La courroie se rétracte légèrement par temps froid, le tendeur doit absorber ce rétrécissement, et si ce dernier a été installé dans une pièce chaude, la courroie arrive à la poulie motrice avec une tension d'enroulement insuffisante. Les opérateurs l'entendent avant de le voir : un léger crissement au démarrage qui disparaît après vingt minutes. À ce moment-là, la poulie polit la face inférieure de la courroie et l'épissure subit une contrainte à chaque tour.bande transporteuse légèreConstruite avec une carcasse fine et un revêtement basse température, elle résiste mieux à cela qu'une structure multicouche épaisse, tout simplement parce qu'il y a moins de matière à rigidifier et moins de retrait à absorber.
La condensation est le deuxième problème, et il est plus marqué à l'entrée. L'air chaud et humide rencontre un tapis roulant à -30 °C et gèle en quelques secondes. Le flux de retour est donc recouvert d'une pellicule de glace que le racleur ne peut éliminer. Le produit adhère alors à cette pellicule ou glisse dessus, selon sa nature. Maintenir le tapis roulant sec entre la chambre froide et la salle de conditionnement dépend davantage des sas et du cheminement du tapis que de ses spécifications techniques. Un revêtement à faible friction réduit toutefois la quantité de glace qui adhère. Là où la ligne passe d'une chambre froide à un couloir chaud, unconvoyeur modulaireL'acétal est souvent la meilleure solution car sa surface ouverte permet à la glace de se détacher et les modules tolèrent beaucoup mieux la dilatation différentielle qu'une carcasse en tissu.
Les variateurs de ces lignes méritent d'être mentionnés car ils sont généralement dimensionnés dans un hall chauffé puis mis en service à froid. Un variateur standard enveloppécourroie de transmissionElle perd de l'adhérence à basse température, et la réaction habituelle sur une conduite de beurre est de la sur-tendre, ce qui réduit la durée de vie des roulements de la boîte de vitesses. Un composé tolérant au froid dans lecourroie trapézoïdale en caoutchoucCe qui compte, c'est bien plus que la faible différence de prix entre les différentes qualités. C'est le même raisonnement que pour les protections de courroie, appliqué à la transmission.
| Service froid | Température que la courroie détecte réellement | Symptôme signalé | Ce que nous modifions dans les spécifications |
|---|---|---|---|
| barattage et formation du beurre | 8 à 12 degrés, humide après lavage, film gras en surface | Accumulation de graisse sur la face de retour et courroie qui glisse mal après le nettoyage du matin | Revêtement à faible friction, bords scellés et poulie légèrement plus grande pour réduire la rigidité de l'enroulement. |
| Magasin de yaourts et desserts réfrigérés | 2 à 6 degrés, forte humidité, ouvertures de portes fréquentes | Condensat sur la courroie et une épissure qui s'ouvre au bord de fuite | Joint vulcanisé coupé en biais, bord scellé et tendeur avec course suffisante pour le rétreint à froid |
| Extrusion de crème glacée | Température de -5 à -8 °C à la tête, produit collant et abrasif une fois congelé | Adhérence du produit au niveau du transfert et usure du revêtement le long de la ligne d'extrusion | Revêtement en polyuréthane à faible énergie de surface, face supérieure plus dure et sans tissu apparent sur les bords |
| Tunnel de durcissement | De -30 à -40 degrés, en continu, verglas sur la piste de retour | Un grincement au démarrage, un glissement de courroie et une épissure qui se fissure après un seul hiver | carcasse mince pour basses températures, capacité de traitement de petits diamètres et adhésif de jonction résistant aux basses températures |
La plupart des laiteries inspectent les convoyeurs à bande uniquement lorsqu'une autre opération est à l'arrêt. Cette méthode, non planifiée, explique pourquoi on constate dans les bons de commande le remplacement de trois convoyeurs d'une même ligne à un mois d'intervalle, simplement parce qu'ils ont été installés à un mois d'intervalle. Une simple inspection mensuelle, comprenant cinq points de contrôle, suffit à passer d'une approche réactive à une approche planifiée. De plus, ces contrôles sont moins chronophages que les formalités administratives liées à un arrêt de production.
Commencez par les bords, car ils se détériorent avant le centre. Passez votre pouce le long des deux bords, de l'extrémité de décharge jusqu'à l'extrémité de la tresse ; une sensation molle et spongieuse ou une augmentation de largeur supérieure à 6 mm indique que les plis ont absorbé de l'eau. Ensuite, examinez la jonction sous une lumière rasante : recherchez une ligne d'ombre et appuyez dessus avec un mouchoir en papier sec pour vérifier si de l'humidité s'en écoule. Troisièmement, vérifiez la présence de cloques sur la bande du produit et sondez la plus grande avec un grattoir à bout rond pour voir si la gaine se décolle facilement du pli. Quatrièmement, vérifiez la présence d'un film gris sur la face de retour et, en chambre froide, la présence de glace. Cinquièmement, examinez les faces des poulies : la présence d'anneaux polis indique un glissement plutôt qu'une usure.
Aucun de ces contrôles ne nécessite un arrêt de production. Ils permettent d'établir une tendance, et c'est cette tendance qui justifie un remplacement avant l'arrêt complet de la ligne. Dès que le soulèvement du revêtement dépasse environ 20 mm par rapport à un bord, ou qu'un raccord a été immergé deux fois, la courroie est en fin de vie, quel que soit son aspect au centre. Inscrire ce seuil dans le plan de maintenance transforme une décision d'appréciation en une règle, acceptable tant pour un auditeur que pour un responsable de production.
Le drainage doit être intégré à la même allée. Un convoyeur de lavage laissé dans l'eau stagnante toute la nuit finira par se détériorer sur les bords, quelle que soit la qualité du produit utilisé. La solution consiste généralement à ajouter une cale sous le châssis plutôt qu'à remplacer le convoyeur. Après le lavage, vérifiez la présence d'eau stagnante sur la partie supérieure du convoyeur et recherchez un point bas où le châssis s'est affaissé. Sur une ligne que nous avons inspectée l'année dernière, le problème de bord d'un convoyeur à fromage de 900 mm était dû à un creux de 4 mm dans le châssis sur six mètres, où une flaque d'eau se formait chaque nuit sous le côté retour. Quatre millimètres seulement ! Le convoyeur avait déjà été remplacé deux fois avant que le châssis ne soit mesuré.
Au moment de passer commande, le cahier des charges doit mentionner les éléments qui varient réellement d'un fournisseur à l'autre. Il faut commencer par la famille de composés et la dureté de la courroie, puis l'épaisseur et la construction de la carcasse, ensuite le traitement des bords et la méthode d'épissure, et enfin le diamètre minimal de poulie pour lequel la courroie est conçue. La documentation relative au lot doit accompagner chaque commande, et le fournisseur doit pouvoir vous présenter le dossier du lot plutôt qu'une simple brochure.assurance qualitéLe procédé comprend le décollement adhésif et l'immersion dans l'eau chaude à chaque cycle de production, et leserviceL'équipe peut inspecter une ligne et cartographier l'étape à laquelle se trouve chaque convoyeur avant même d'établir un devis.
Le timing est aussi important que la pièce elle-même. Un raccord vulcanisé nécessite plusieurs heures de pressage et un bâti propre et sec ; le changement de courroie doit donc être effectué en même temps que le nettoyage en profondeur, et non à côté.
Il arrive parfois que les acheteurs arrivent à ce stade avec un cahier des charges déjà rédigé pour une autre partie de l'usine.emballages alimentairesUne conduite d'eau et une conduite d'égouttage de fromage se ressemblent sur un dessin, mais leur comportement en service est totalement différent ; une courroie adaptée à l'une ne conviendra pas à l'autre. La même prudence s'applique àconvoyeurs alimentaires de marque privée, où les exigences de finition et de documentation du propriétaire de la marque priment sur les obligations liées au processus, et à toutFournisseur de bandes transporteuses en PVC pour l'industrie alimentaireCiter un composé sans préciser son système de plastifiants est une erreur. Lorsqu'une usine utilise également de petites unités de dosage temporisées, les questions de qualité sont différentes et sont abordées dans notre note sur le sujet.courroies de distribution dans l'industrie agroalimentaire.
Une durée de vie réaliste de deux à trois ans est envisageable lorsque le lavage est maîtrisé et que la jonction est vulcanisée ; dix-huit mois sont une durée courante lorsque de la mousse caustique sèche sur le revêtement. La courroie présente généralement un signe avant-coureur de rupture par soulèvement des bords, bien avant d'être complètement endommagée.
C'est possible, mais cela impliquera des compromis dans au moins deux pièces. La plupart des plantes optent pour un substrat blanc multicouche pour les phases chaudes et humides et un substrat plus fin pour les basses températures dans les pièces froides, la saumure étant traitée séparément en raison de sa teneur en sel.
Nous ne pouvons pas en fournir. Les crochets se corrodent au contact de la saumure et du chlore, et chaque crochet constitue une anfractuosité qui retient le produit lors du rinçage. Un raccord à chaud par emboîtement est plus long à réaliser et résout ce problème.
Les graisses et les produits caustiques atteignent la ligne de collage avant la couche de fibres. Le revêtement se rétracte à mesure que le plastifiant s'en échappe, le collage se cisaille et le tissu n'a jamais besoin de s'user pour que la courroie cède.
Il doit rester lisible, et non blanc. Une teinte crème uniforme est normale après deux ans. Un contraste marqué entre une bande vive et un fond terne indique un débordement de produit ou de suintement.
Le glissement est généralement dû au retrait à froid. La courroie arrive à la poulie motrice avec une tension moindre qu'au moment du réglage à chaud, et la poulie polit sa face inférieure tandis que l'épissure subit une contrainte à chaque tour.
Related Articles:
PRODUCTS

Nous nous concentrons sur la manutention des matériaux, la transmission de puissance et les applications industrielles.