Le transport en pente est un domaine où le choix d'une bande transporteuse ne se résume plus à une simple consultation de catalogue. Une bande plate, parfaitement adaptée à une section horizontale de 600 m, se met à patiner, à se déformer et à s'user prématurément dès que la même charge doit gravir une pente de 20 degrés. La réaction habituelle sur site est d'acheter un moteur plus puissant. Ce qui, rarement, résout le problème.
La solution réside dans une surface supérieure différente, fixée à la carcasse d'une manière différente et passant sur des poulies différentes. Les profils en chevrons — les nervures en V, en U ou en V multiples moulées sur le revêtement — constituent la solution standard pour les pentes qu'une courroie lisse ne peut supporter. Le choix du profil fait toute la différence entre une courroie nervurée qui dure quatre ans et une autre dont les nervures se décollent en onze mois.
Nous allons maintenant analyser ce choix en détail : quel profil convient à quel angle et à quel matériau, comment la hauteur et le pas des nervures interagissent, à quoi la courroie de base doit résister sous les nervures, et les endroits où les courroies à tasseaux présentent des défaillances discrètes lors d’installations réelles.
Une bande transporteuse lisse ne transporte pas réellement de matériaux en montée. Elle les transporte à la surface, et la seule force qui maintient la charge en place est le frottement entre le fond du plateau et le couvercle mobile, ainsi que l'adhérence naturelle des particules de matériau. Dès que la pente dépasse l'angle auquel cette résistance combinée cède, le haut du plateau commence à reculer par rapport à la bande. Personne ne s'en aperçoit au début, car la bande continue d'avancer et le tonnage continue d'arriver.
Sur un plan incliné de 21,5 degrés traitant du calcaire concassé d'une capacité de 240 t/h, nous avons remplacé une courroie EP lisse à trois plis par une courroie nervurée de 15 mm, à la même vitesse de 1,6 m/s. Le reflux au niveau de la jupe de chargement a cessé dès la première semaine. Le chiffre qui a surpris les mécaniciens était la lecture de l'ampèremètre : le courant de démarrage a augmenté d'environ 9 %, car, pour la première fois, la pleine charge atteignait effectivement la poulie de tête au lieu d'être recyclée vers le bas.
Les nervures n'augmentent pas la friction. Elles constituent une butée mécanique.
Chaque nervure présente une face approximativement perpendiculaire au sens de déplacement, ce qui permet au matériau de ne plus se maintenir en pente ; il s'appuie sur un support. C'est pourquoi une nervure de seulement 10 mm peut transformer une installation inclinée à 22°, tandis que doubler l'épaisseur du revêtement ne changerait quasiment rien. C'est également pourquoi les courroies nervurées se comportent différemment des courroies plates en cas de rupture : la défaillance se déplace du revêtement vers la ligne de collage sous la nervure, un point que nous aborderons plus loin.
La limite pratique pour une bande transporteuse lisse se situe généralement entre 14 et 20 degrés, et dépend bien plus du matériau que de la bande elle-même. Les matériaux durs, anguleux et tranchants s'imbriquent et se maintiennent en haut de cette plage. Les matériaux arrondis et fluides, avec un faible angle de frottement interne, glissent rapidement, et les fines humides contenant de l'argile peuvent glisser à 12 degrés tout en paraissant parfaitement sèches en surface. C'est pourquoi une même spécification d'inclinaison ne peut être réutilisée entre deux installations traitant des pierres d'apparence similaire.
Le tableau ci-dessous présente le raisonnement que nous utilisons lorsqu'un client nous communique uniquement l'angle d'inclinaison et le nom du matériau. Il s'agit d'un point de départ, et non d'un substitut à un essai, mais il permet de distinguer les installations nécessitant une bande transporteuse à nervures fines de celles qui requièrent une bande à nervures profondes. De plus, il évite généralement de prescrire un profil épais alors qu'un profil fin serait plus adapté.
| Famille de matériaux | Angle de repos statique (deg) | Limite pratique, courroie lisse (deg) | Limite pratique, nervurée 15–25 mm (deg) | Ce que les côtes changent réellement |
|---|---|---|---|---|
| Sable et gravier secs et arrondis, 0–20 mm | 32–35 | 14–16, car les grains roulent comme un lit plutôt que de s'imbriquer. | 26 à 30 avec un pas modéré d'environ 400 à 500 mm | Chaque nervure réinitialise la couche roulante, de sorte que les grains n'atteignent jamais la vitesse descendante nécessaire pour passer la nervure suivante. |
| Calcaire ou granit concassé, 0–40 mm | 35–40 | 18–20 sur une nouvelle couverture, diminuant au fur et à mesure que la couverture est polie | 28–34, et c'est là que la géométrie des côtes est la plus importante | Les faces tranchantes s'imbriquent déjà, de sorte que la nervure empêche principalement les 50 à 80 mm supérieurs du lit de glisser vers l'arrière sur le reste. |
| Charbon calibré, 0–50 mm, sec en surface | 35–38 | 18 à 20 avec un couvercle propre et une alimentation régulière | 27 à 32 selon la quantité d'amendes transportées par le chargement | La nervure empêche la couche de glisser, mais la poussière accumulée dans les interstices entre les nervures est la raison pour laquelle les conduites de charbon nécessitent un nettoyeur à brosse plutôt qu'un grattoir. |
| Fines de charbon humide ou argileuses | 45 ans et plus, mais ce nombre est trompeur. | 12 à 16, et imprévisible d'un jour à l'autre | 22 à 28, et la limite inférieure est la réponse honnête | Les particules fines et collantes se cisaillent à l'intérieur au lieu de glisser sur la surface, de sorte que la nervure retient la masse tandis que la couche humide située au-dessus continue de se déplacer. |
| Céréales, granulés et autres produits en vrac à écoulement libre | 25–30 | 12–15 | 22–27 avec des côtes peu profondes et un angle de tir serré | Un faible frottement interne signifie que tout le lit s'écoule, donc des nervures peu profondes à pas court l'emportent toujours sur des nervures profondes à pas long. |
Au-delà d'environ 35 degrés, le profil du sommier n'est plus un problème. Un sommier à une seule bande nervurée ne peut supporter un lit mobile au-delà de cette inclinaison, et la solution consiste en une construction totalement différente avec une structure rigide transversale et des parois latérales moulées. Il s'agit d'une gamme de produits distincte, décrite dans notre documentation.convoyeur latéralpage plutôt qu'ici.
Les acheteurs ont tendance à décrire un profil par un seul chiffre, généralement la hauteur des nervures, et à passer commande en conséquence. Cela revient à peu près à spécifier une boîte de vitesses par le diamètre de son carter. Une courroie nervurée est définie par au moins six dimensions qui interagissent, et deux courroies présentant la même hauteur de nervure de 20 mm peuvent se comporter de manière totalement différente sur une même inclinaison, selon le pas et l'angle du bras moulé autour d'elles.
Commencez par mesurer la hauteur libre des nervures, du haut du revêtement jusqu'au sommet de la nervure. Cette hauteur représente l'obstacle physique que le matériau doit franchir et correspond également à la profondeur de la poche qui supportera la charge. Pour nos estimations, nous souhaitons que cette hauteur libre soit au moins 1,5 fois la taille des morceaux correspondant au 95e percentile du débit. Si elle est inférieure, les plus gros morceaux recouvrent la poche, reposent sur les nervures et redescendent la pente ; la nervure est toujours présente, mais elle n'apporte aucun avantage à l'installation. Si elle est bien supérieure, le volume de la poche est gaspillé, la masse est augmentée et le problème de la poulie s'aggrave, car chaque millimètre de hauteur de nervure supplémentaire augmente le diamètre minimal de la poulie sur laquelle la courroie peut être entraînée.
Le pas correspond à la distance entre les centres des nervures le long de la bande transporteuse et détermine la fréquence de réinitialisation du lit. Un pas long offre un volume de poches plus important par mètre et un meilleur accès pour le nettoyage ; un pas court entraîne des réinitialisations plus fréquentes et assure un meilleur maintien des matériaux fluides et légers. Ce compromis n'est pas absolu. Un pas trop long provoque une accélération du matériau entre les nervures, ce qui entraîne un impact dynamique sur chaque face de nervure plutôt qu'une charge statique. Après quelques centaines de milliers de cycles, la ligne de collage sous cette face commence à se décoller. Un pas trop court crée des poches que l'alimentateur ne peut pas remplir, ce qui gaspille la largeur de la bande, augmente le nombre de nervures supportant la charge et peut rendre le nettoyage quasi impossible, car les racleurs et les brosses ne peuvent pas atteindre les zones peu profondes et rapprochées.
L'angle des bras en chevron est la troisième variable, et celle que l'on imite le plus souvent en se basant sur ce qui est disponible. Un V plus prononcé (bras à environ 45 degrés du bord) centre la charge vers le milieu du convoyeur et convient parfaitement aux situations où l'alimentation n'est pas parfaitement alignée. Des bras plus plats, proches de 70 degrés du bord, semblent presque transversaux et offrent une capacité supérieure par mètre de convoyeur pour une même hauteur de nervure. Les deux configurations fonctionnent sur une pente droite avec une bonne goulotte. Si le convoyeur est légèrement décentré, le V plus aigu est plus tolérant.
Voici comment ces dimensions interagissent en pratique.
| Paramètre dimensionnel | Ce qu'il contrôle réellement | Plage de fonctionnement habituelle en mode incliné | Que se passe-t-il en cas de spécification erronée ? |
|---|---|---|---|
| Hauteur de la nervure dégagée au-dessus du couvercle | La profondeur de la poche et la hauteur de la butée mécanique déterminent également le diamètre minimal de la poulie que peut traverser la courroie. | 10 à 15 mm pour 18 à 25 degrés, 15 à 25 mm pour 25 à 32 degrés, 25 à 35 mm au-delà de 32 degrés | Trop bas, les bosses surdimensionnées roulent sur la nervure ; trop haut, les racines des nervures se fissurent car la poulie terminale est plus petite que nécessaire. |
| Pas longitudinal entre les côtes | La fréquence d'interruption du lit coulissant et le volume de poche disponible par mètre de courroie | 400 à 500 mm pour les pierres sèches et grossières, 300 à 400 mm pour les grains et les granulés, 500 à 650 mm uniquement pour les poches profondes avec séparateurs. | Un pas long permet au matériau d'accumuler de la vitesse entre les nervures et martèle la face de la nervure ; un pas court appauvrit les cavités et bloque les brosses de nettoyage. |
| Angle du bras Chevron par rapport au bord de la ceinture | La force avec laquelle la charge est centrée et la capacité supplémentaire apportée par chaque nervure pour une hauteur donnée sont des facteurs importants. | 45 à 60 degrés lorsque l'alignement de l'alimentation est mauvais, 60 à 70 degrés lorsque la goulotte charge la bande de manière perpendiculaire. | Des bras quasi transversaux sur une alimentation décentrée permettent au banc de dériver et de charger un bord de la bande, ce qui entraîne un mauvais alignement au retour. |
| rapport de largeur et de conicité de la base des côtes | Répartition du cisaillement à la ligne de collage entre la nervure et le revêtement | La base mesure généralement 1,5 à 2 fois la largeur supérieure, soit 25 à 40 mm pour une nervure de 20 mm. | La base étroite concentre la tension du pelage en une bande, et le pelage nervuré commence à la racine sous forme d'une fine fente qui s'ouvre à chaque passage de la poulie. |
| Marge plate de chaque côté | Étanchéité sous la jupe en caoutchouc, découpe des raccords, tolérance d'usure des bords et contact avec les rouleaux de guidage | 50 à 100 mm, plus large sur les bandes transporteuses de plus de 1 200 mm avec des charges importantes sur les bords | Les profils moulés trop près du bord ne permettent aucune découpe au niveau du raccord et exposent la base de la nervure à l'usure et aux infiltrations d'eau. |
Le choix du profil se fait en deux étapes, qu'il convient d'effectuer dans l'ordre. L'angle d'inclinaison détermine le type de profil : nervure peu profonde, nervure profonde ou nervure avec séparateur transversal. Le matériau, quant à lui, définit les détails : la hauteur nécessaire des nervures pour évacuer les plus grosses irrégularités, l'espacement requis pour permettre au lit de se tasser et la résistance du revêtement à l'abrasion et à la chaleur.
Étant donné que nous nous situons du côté de l'offre dans cette décision, nous constatons la même erreur dans les deux sens. Un acheteur qui part d'un stock importantfabricant de bandes transporteusesLa méthode de sélection a tendance à choisir un profil existant et à adapter la conception en conséquence, ce qui ne fonctionne que pour des pentes douces. Un acheteur qui spécifie d'abord la charge et ensuite les options obtient un meilleur résultat, car le profil devient alors la conclusion et non le point de départ. Nous préférons recevoir quatre données avant tout devis : l'angle, la masse volumique apparente, la taille des morceaux au 95e percentile et le niveau d'humidité maximal que le cours d'eau peut atteindre.
Remarquez à quel point une personne est inclinéeconvoyeur industrielLe revêtement supporte les matériaux sous les nervures. Sur une section plane, il ne subit qu'une abrasion par glissement et des impacts occasionnels. En pente, il supporte également le poids total du lit reposant sur les nervures, transmis par la ligne de collage au revêtement puis à la carcasse, auquel s'ajoute la charge dynamique exercée par le matériau lors de son accélération entre les nervures et son impact sur la face suivante. C'est pourquoi la base sous une bande transporteuse nervurée est généralement plus lourde.courroie transporteuse en caoutchoucavec un revêtement résistant à l'abrasion plutôt qu'une construction en tissu qui serait adéquate à ce niveau.
Les angles vous donnent la famille. Pour bien comprendre l'ensemble de l'amplitude, il suffit de se rappeler que chaque tranche de six degrés d'inclinaison supplémentaires double approximativement les contraintes exercées sur la nervure, car la composante descendante de la charge augmente plus vite que la friction disponible pour la contrer. Par conséquent, les profils ne sont pas proportionnels.
| Bande d'inclinaison | Profil familial à utiliser | Hauteur des côtes | Terrain typique | Pourquoi ce groupe se comporte-t-il ainsi ? |
|---|---|---|---|---|
| 0 à 16 degrés | Aucun profil n'est nécessaire, ou un profil anti-roulis peu prononcé si la courroie est limite. | 6 à 10 mm là où un profilé est utilisé. | 500 à 650 mm, suffisamment large pour un nettoyage facile | Une courroie lisse se situe généralement dans sa limite de friction ; un profil peu prononcé n'est à envisager que lorsque l'alimentation est intermittente ou que la vitesse de la courroie est suffisamment élevée pour déstabiliser le plateau. |
| 16 à 22 degrés | chevron standard ou profil en U peu profond, rangée de chevrons simple | 10 à 15 mm | 450 à 550 mm | C'est dans cette catégorie que les profils simples et économiques sont les plus avantageux. Les nervures empêchent la couche de glisser, le volume des poches n'est pas encore critique et la courroie passe encore facilement autour des poulies standard. |
| 22 à 28 degrés | Chevrons standard, pas plus serré, revêtement anti-abrasion en dessous | 15 à 20 mm | 400 à 500 mm | Le remplissage des poches commence à avoir son importance et la face de la nervure commence à subir une réelle charge dynamique ; c'est là que le choix du pas distingue une installation silencieuse d'une installation bruyante. |
| 28 à 34 degrés | Chevron profond, avec des séparateurs transversaux sur des matériaux fluides | 20 à 30 mm | 350 à 450 mm | Au-delà d'environ 28 degrés, la nervure cesse de servir de butée et devient une paroi sur laquelle la charge s'appuie pendant toute la durée du transport ; la courroie est alors pleine et la poche devient le volume de transport. |
| 34 à 40 degrés | Chevrons profonds et séparateurs en croix, chargement grossier monocouche uniquement | 25 à 35 mm | 300 à 400 mm | Les poches doivent être remplies par une goulotte qui y déverse le matériau, et non pas déversé en tas sur le tapis roulant ; une poche vide sur une pente de 36 degrés est une goulotte équipée d'un tapis roulant |
| Au-dessus de 40 degrés | Pas du tout cette famille — carcasse rigide croisée avec parois latérales moulées | La hauteur du flanc remplace entièrement la hauteur des nervures. | L'écartement des crampons fonctionne désormais avec la largeur de la base du flanc. | Une nervure ne peut pas entourer un lit, donc les matériaux qui peuvent s'écouler latéralement le feront ; l'enfermement est la seule solution et cela modifie la construction de la courroie, les poulies et la structure de support. |
Il existe également une réalité du côté des fournisseurs qui doit être prise en compte dans cette discussion.usine de convoyeursNous ne pouvons indiquer que les pas que nos moules couvrent réellement. Notre gamme s'étend sur un ensemble défini de combinaisons standard de pas et de hauteur. Demander un pas de 17 mm à 430 mm vous permettra soit d'obtenir le moulage standard le plus proche, soit d'obtenir un coût de moulage qui modifiera complètement l'argumentaire commercial. Les acheteurs qui le savent à l'avance spécifient leurs dimensions dans la plage utilisée pour…courroies transporteuses en groset obtenir à la fois la géométrie adéquate et un prix normal.
Lorsque l'usine souhaite un approvisionnement régulier sans intervention d'ingénierie au moment de la commande, la solution la plus judicieuse est unedistributeur de bandes transporteusesIl s'agit d'un système où le profil, le pas et la disposition des épissures sont fixés une seule fois, puis réutilisés par référence. Nous procédons ainsi pour plusieurs carrières et terminaux, et la valeur ajoutée ne réside pas dans le prix de la courroie ; elle tient au fait que la deuxième courroie est identique à la première.
Une autre comparaison s'impose pour les installations utilisant les deux types de transmission. La discipline de composition et de câble appliquée à une courroie nervurée est la même que celle appliquée à une courroie à ergots.Fabricant de courroies trapézoïdalesCela doit s'appliquer à une échelle beaucoup plus réduite, où quelques millimètres de positionnement du cordon déterminent si la courroie résistera à son millionième pliage. Quiconque spécifie unfabricant de courroies de transmissionUn produit de qualité supérieure destiné à un lecteur critique comprend déjà ce principe : la géométrie détermine la durée de vie, et non l'inverse.
Une fois la famille et les questions matérielles réglées, voici à quoi ressemblent les chiffres.
| Matériel | Masse volumique apparente (t/m³) | Taille de la masse dominante | Profil à citer | Hauteur et angle des côtes | Le piège spécifique à ce matériau |
|---|---|---|---|---|---|
| Charbon calibré, lavé | 0,80 à 0,90 | 0 à 50 mm, occasionnellement 150 mm | chevron standard à pas serré | 15 à 20 mm à 350 à 450 mm | La poussière et les particules fines s'accumulent dans le creux entre les nervures et ne sont pas raclées par un racleur standard ; la bande transporte donc les matériaux sous toute la longueur du convoyeur de retour. |
| Calcaire concassé et granulats | 1,35 à 1,55 | De 0 à 40 mm, jusqu'à 120 mm en cas de mauvaise filtration | chevron standard à profond | 15 à 25 mm à 400 à 500 mm | Les pièces surdimensionnées, placées au-dessus de la structure costale, lissent la crête et la face des côtes en une rampe douce, après quoi le profil cesse de s'arrêter. |
| Sable et gravier, sec | 1,45 à 1,60 | 0 à 20 mm, arrondi | chevron standard | 12 à 18 mm à 400 à 500 mm | Les grains arrondis roulent sur les nervures peu profondes comme l'eau sur un déversoir ; si la poche n'est pas assez profonde pour contenir une épaisseur de lit complète, le tapis semble correct mais déborde quand même. |
| Clinker de ciment, chaud | 1,25 à 1,45 | 0 à 30 mm, abrasif | Chevrons profonds sur une base résistante à la chaleur | 20 à 28 mm à 350 à 450 mm | La base de la nervure est le point le plus chaud de la courroie car elle maintient le matériau contre le revêtement, et les cycles thermiques à cet endroit accélèrent le vieillissement de la ligne de collage par rapport au reste de la surface. |
| Céréales, oléagineux et granulés | 0,65 à 0,80 | Fluide, moins de 10 mm | Profil en chevron peu profond ou en U, pas court | 8 à 15 mm à 250 à 350 mm | L'ensemble du lit forme un tout, une nervure haute est donc moins efficace qu'une nervure courte répétée plus fréquemment ; vérifiez également que le profil est compatible avec le contact alimentaire pour la culture manipulée. |
Les nervures fonctionnent à elles seules car elles interrompent le glissement du plateau. Cela suffit jusqu'à environ 30 degrés. Au-delà, la charge se comporte moins comme un plateau ralenti et plus comme une masse transportée, et le point faible n'est plus dans le sens de la bande transportée, mais dans son sens, où une nervure en forme de V crée deux canaux ouverts de part et d'autre du sommet, permettant ainsi au matériau de s'écouler. Un profil en chevron supporte un plateau, il ne l'entoure pas.
Des séparateurs transversaux ferment le compartiment. Un séparateur est un taquet traversant la sangle, moulé entre ou à travers les chevrons, de sorte que chaque longueur forme un caisson peu profond dont le fond est constitué par la surface de la sangle et les parois par les nervures. Cette combinaison – chevrons pour la forme des parois latérales, séparateur pour la paroi avant – permet à une sangle unique de grimper à 32 ou 36 degrés sans construction de parois latérales.
Il faut alors vérifier la géométrie en termes de volume, et non de hauteur. Prenons un convoyeur de 1 000 mm avec des marges de 80 mm de chaque côté, soit une largeur utile de 840 mm. Une nervure de 30 mm avec un espacement de 400 mm crée une alvéole d'environ 0,030 × 0,400 × 0,840, soit un volume géométrique d'environ 10 litres. Le remplissage réel n'est jamais complet ; pour un matériau anguleux grossier, on estime que 60 à 75 % de ce volume reste effectivement dans l'alvéole au point de pente maximale, soit environ 6 à 7,5 litres par alvéole. Si le convoyeur fonctionne à 1,6 m/s avec un espacement de 400 mm, quatre alvéoles défilent par seconde, ce qui correspond à un débit d'environ 0,028 m³/s de matériau transporté. Pour du calcaire à 1,45 t/m³, cela représente environ 145 t/h. Modifiez le pas à 500 mm sans toucher à la hauteur de la nervure et cette valeur diminue d'un cinquième, ce qui constitue l'argument principal pour traiter le pas comme une variable de capacité plutôt que comme un détail de moulage.
Le fait de diviser la courroie en poches a une conséquence à l'extrémité d'éjection qui surprend ceux qui n'ont utilisé que des courroies plates. Une courroie à poches éjecte le gaz par à-coups, et non en jet continu.
Chaque poche arrive à la poulie de tête et déverse son contenu en une seule masse distincte. Le calcul de la trajectoire et la conception de la goulotte d'évacuation doivent donc prendre en compte une séquence d'impacts plutôt qu'un flux continu. Sur une pente de calcaire à 32 degrés que nous avons visitée, la goulotte, dimensionnée en fonction du débit du convoyeur (en tonnes par heure), était uniformément trop courte. Les matériaux s'écrasaient contre la paroi opposée de la goulotte à environ 4 m/s, quatre fois par seconde, ce qui avait percé une plaque de 8 mm en moins d'un an. L'allongement de la goulotte et l'ajout d'un caisson de retenue ont résolu le problème ; le convoyeur avait d'abord été mis en cause.
Le choix de la courroie de base doit également tenir compte des séparateurs. Un séparateur transversal transmet sa charge directement à la carcasse le long d'une ligne, et si la carcasse ne présente pas de résistance transversale, le taquet risque de déchirer la courroie le long de cette ligne. C'est pourquoi les courroies à poches sont construites sur une structure à rigidité transversale avec une nappe de rupture ou une carcasse renforcée transversalement, et pourquoi un revêtement choisi uniquement pour sa résistance à l'abrasion n'est pas automatiquement le bon choix : le matériau doit également résister à l'impact du flux de charge.bande transporteuse résistante aux chocs et aux coupuresIl existe une plage de valeurs pour exactement cette combinaison de directions de force, et l'aspect abrasion de cette même question est présenté sur lebande transporteuse résistante à l'abrasionpage.
Le support inférieur de la poche constitue l'autre moitié de la conception, et c'est souvent l'étape la plus négligée. Une courroie à tasseaux profonds ne peut être creusée ; les séparateurs et les nervures ne se déforment pas pour former une gorge à 35 degrés, et les y contraindre endommagerait le profil du revêtement en quelques semaines. Les courroies à poches fonctionnent généralement sur des rouleaux porteurs plats ou très peu profonds, ce qui réduit la section transversale chargée et augmente donc la vitesse ou la largeur de courroie requise. Le côté retour nécessite la même attention, car les nervures reposent sur les rouleaux de retour au lieu du revêtement plat, et l'épaisseur effective de la courroie est alors égale à la hauteur des nervures à ces endroits.
Il est important de vérifier avant la commande, et non après, si l'installation peut alimenter uniformément un convoyeur à poches. Lorsque l'alimentation se fait par une courte goulotte existante provenant d'un concasseur, le flux arrive à grande vitesse, se répartit de manière inégale sur la largeur et remplit certaines poches tandis que d'autres restent vides. Les poches vides sur une pente raide ne représentent pas une perte de capacité ; il s'agit d'un point d'entretien, car le convoyeur et la goulotte absorbent alors l'énergie que le matériau aurait transportée.composants de convoyeurIl est généralement plus judicieux d'investir davantage dans la révision du poste de chargement, de la configuration de la jupe et du support de la courroie que dans un millimètre supplémentaire de hauteur de nervure. Lorsque la tâche est répétitive et que la géométrie ne doit pas être redéfinie à chaque fois, la solution pratique consiste à installer l'étalon de ligne avec un seulfournisseur de bandes transporteusesqui détient le schéma d'épissure et le cahier des charges du profil dans ses archives.
| Largeur de la ceinture | Largeur utile entre les marges de 80 mm | Hauteur et angle des côtes | Volume de poche géométrique | Volume transporté à 70 % de remplissage | Tonnage approximatif à 1,6 m/s et 1,45 t/m³ |
|---|---|---|---|---|---|
| 800 mm | 640 mm | 20 mm à 400 mm | 5,1 litres par poche | 3,6 litres par poche | Environ 84 t/h, ce qui est souvent inférieur à la capacité pour laquelle une ligne de 800 mm a été achetée. |
| 1 000 mm | 840 mm | 30 mm à 400 mm | 10,1 litres par poche | 7,1 litres par poche | Environ 148 t/h avec quatre poches passant par seconde |
| 1 200 mm | 1 040 mm | 30 mm à 450 mm | 14 litres par poche | 9,8 litres par poche | Environ 182 t/h, avec des diviseurs nécessaires au-delà d'environ 30 degrés |
Ces tonnages supposent que le matériau se trouve dans les alvéoles. En pratique, la valeur déterminante pour savoir si l'installation atteint sa capacité nominale est la quantité de matériau que la goulotte peut placer dans une alvéole mobile pendant la fraction de seconde où celle-ci se trouve sous le point de chargement. À 1,6 m/s et avec un pas de 400 mm, chaque alvéole se trouve sous une zone de chargement de 600 mm de long pendant environ 0,375 seconde. Les spécifications de la bande transporteuse n'ont aucune incidence sur cette valeur.
Tout ce qui précède concerne la surface supérieure. La bande transporteuse située en dessous fait l'objet de spécifications distinctes, et sur les voies inclinées, elle est généralement soumise à des contraintes plus importantes que la bande équivalente sur voie plate, pour un même tonnage. Ceci s'explique par trois raisons : le matériau est positionné plus haut sur la bande, ce qui éloigne le centre de gravité de la charge de l'axe du rouleau tendeur ; la bande fonctionne plus près de sa capacité maximale, augmentant ainsi la charge par mètre ; et la totalité de la composante de portance de la charge, nulle sur une voie plane, doit désormais être supportée par la tension de la bande jusqu'à l'extrémité du convoyeur.
La tension due au levage est facile à sous-estimer. Chaque tonne par heure soulevée à une hauteur donnée ajoute une tension à la bande transporteuse, indépendamment du frottement. Plus la pente est raide, plus la part de la tension due au levage dans la tension totale est importante. Sur une ligne inclinée à 25 degrés traitant une charge complète, il est courant que la composante de levage représente un tiers, voire plus, de la tension totale. C'est pourquoi un projet sur une ligne inclinée peut nécessiter une couche de bande supplémentaire par rapport à ce que le tonnage seul laisserait supposer, et pourquoi le nombre de couches ne doit jamais être repris du convoyeur horizontal en amont.
Le revêtement constitue la seconde partie des spécifications de base et, sur une courroie nervurée, il mérite une attention particulière. Le revêtement n'est pas seulement la surface d'usure ; il sert de base à la nervure et chaque kilogramme de matériau appuyé sur une nervure se traduit par une force de pelage sur le revêtement, à la base de la nervure. Un revêtement souple et flexible absorbe mieux cette force au début et s'use plus rapidement au bout de vingt mois. Un composé résistant à l'abrasion, avec une perte par abrasion DIN 22102 inférieure ou égale à environ 90 mm³, offre à la base de la nervure une surface d'appui ferme et un creux qui résiste au rainurage, ce qui est important car c'est dans le creux entre les nervures que l'usure est toujours la première visible.
Les bases à câbles d'acier sont utilisées sur les longues pentes à fort dénivelé, où la tension requise dépasse le nombre pratique de plis de tissu. Une construction à câbles d'acier supporte la charge avec moins de composants, mais plus épais, et un allongement bien moindre, ce qui permet de conserver une course de tension raisonnable. En contrepartie, les courroies à câbles d'acier nécessitent des poulies plus grandes et des épissures plus précises, et leur profil doit être moulé sur un revêtement conçu pour l'adhérence des câbles.bande transporteuse résistante au feula famille, labande transporteuse résistante à la chaleurnotes, lesbande transporteuse résistante à l'huilecomposés et lesbande transporteuse résistante aux produits chimiquesToutes les options sont disponibles comme bases pour une couverture supérieure nervurée, et lecourroie transporteuse à câble d'acierLa construction est la solution à privilégier une fois que la tension de levage devient prédominante.
Tout cela se résume à un seul chiffre qui est responsable de plus de problèmes avec les courroies nervurées que n'importe quel autre : le diamètre minimal de la poulie.
La courroie de base possède son propre diamètre minimal de poulie, déterminé par le type de carcasse, le nombre de plis et la tension de service. Les valeurs des tableaux standard supposent une enveloppe plate. L'ajout de nervures transforme la courroie en un stratifié épais et irrégulier au niveau du cintrage. La base de la nervure doit se comprimer à l'intérieur du cintrage et s'étirer à l'extérieur, ce qui se produit sur un rayon pour lequel la nervure n'a jamais été moulée. En atelier, nous prenons généralement la plus grande valeur entre le diamètre minimal de la courroie de base et environ vingt fois la hauteur libre de la nervure. Nous préférons augmenter le diamètre de la poulie plutôt que de réduire celui d'une nervure. Vingt fois 25 mm font 500 mm, ce qui représente un minimum réaliste pour une courroie de 1 000 mm de profondeur.
Nous avons constaté ce problème sur une courroie trois plis de 1 000 mm à 24 degrés, avec une poulie de tête de 400 mm et des nervures de 25 mm de hauteur. Au bout de onze mois, les nervures ont commencé à se fissurer à leur base, et les fissures suivaient exactement la longueur de la nervure, signe de fatigue par flexion plutôt que d'un défaut d'adhérence. La composition de la courroie était irréprochable ; le problème venait de la poulie. Le remplacement de la poulie de tête par un modèle de 630 mm, en conservant le même profil, a permis de prolonger la durée de vie de la même courroie de plus de trois ans.
Une courroie striée est généralement livrée ouverte et assemblée à son point de passage. C'est à ce niveau que les projets de construction de pentes subissent le plus de pertes de temps. Sur une courroie plate, un raccord est un raccord. Sur une courroie striée, le raccord et les nervures doivent être parfaitement alignés, car les nervures sont saillantes et tout joint les traversant doit être conçu de manière à ce que son profil résiste à la fois à la presse de vulcanisation et à chaque passage ultérieur sur les poulies.
La méthode la plus efficace consiste à laisser les nervures dégagées de la jonction. Au lieu de faire passer une nervure à travers le joint, le profil est arrêté prématurément aux deux extrémités, créant ainsi une bande plate de 200 à 300 mm sur laquelle la presse peut travailler et les poulies peuvent se cintrer proprement. Le coût est une perte de volume de logement au niveau du joint, et sur une courroie courte avec peu de logements, cette bande plate peut représenter une réelle perte de capacité ; sur une courroie longue et inclinée, elle est invisible. Les fournisseurs qui font passer les nervures directement à travers la jonction supposent que le joint est réalisé dans une gorge moulée, ce qui nécessite une presse et un plan de jonction capables de maintenir la géométrie des nervures pendant l'assemblage des plis.
Les fixations mécaniques à charnière, du type plaque et goupille, installables en un après-midi avec des outils manuels, ne sont pas pertinentes ici. Une charnière ne peut pas franchir une rangée de taquets, et la nervure reliant les fixations concentre la flexion sur une bande de sangle déjà perforée. Lorsqu'il faut assembler rapidement une sangle nervurée, la solution pratique consiste à réaliser un joint vulcanisé ou à utiliser une sangle sans nervures au niveau du raccord, puis à boulonner les taquets séparément.
Ce qui nous amène aux tasseaux eux-mêmes. Les nervures moulées en usine sont vulcanisées à chaud et sous pression sur le revêtement ; c’est sur ce type de liaison que le profil a été conçu. La vulcanisation à chaud des tasseaux sur une courroie déjà assemblée, à l’aide d’une presse sur site, est une solution de rechange courante lorsque l’écartement des poulies impose un positionnement précis des tasseaux. Le collage à froid est à réserver aux réparations et au remplacement occasionnel d’une nervure ; il peut être utilisé, mais sur une courroie passant devant la poulie de tête plusieurs milliers de fois par heure, la couche adhésive est la première à céder, et ce progressivement. Les tasseaux boulonnés constituent une solution valable pour certaines installations lourdes et sont très pratiques sur le terrain, mais chaque trou de boulon représente une concentration de contraintes et une voie d’infiltration d’eau dans la carcasse.
Une fois la courroie fabriquée et tendue, le système de roulement détermine la durabilité du profil. Sur une courroie nervurée, les galets porteurs doivent être plats ou peu inclinés ; les ensembles à deux galets inclinés de 10 à 20 degrés constituent la limite supérieure, et toute inclinaison proche de 35 degrés compromet la structure nervurée. Les galets porteurs plats sont moins efficaces pour contenir la charge ; la courroie doit donc être plus étroite ou plus rapide pour supporter le même tonnage, un choix qui doit être fait dès la conception et non en atelier. L'espacement des galets sur une section inclinée est généralement plus faible que sur une section horizontale, car un élément de levage tend la courroie vers un alignement plus droit entre les galets, ce qui réduit la flèche disponible pour absorber les chocs au point de charge.
| méthode de nervure et d'épissure | Là où c'est la bonne réponse | Force conservée au niveau de la côte | Exigences du site | Signature de défaillance à surveiller |
|---|---|---|---|---|
| Côtes moulées en usine avec un joint étagé vulcanisé à chaud entre les rangées de côtes | Nouvelles courroies longues où la perte de capacité à un joint est négligeable | Le meilleur disponible ; la liaison des nervures est identique au reste de la ceinture | Presse de vulcanisation sur site avec un dessin d'épissure, plus une bande plate de 200 à 300 mm de long maintenue à l'écart des nervures | Le décollement du bord de l'épissure au niveau de la bande plate se produit généralement du côté d'attaque du joint où la charge se croise. |
| Nervures moulées en usine avec la rangée de nervures traversant la jointure vulcanisée | Ceintures courtes où chaque poche compte et où la géométrie de l'épissure est connue | Haute si la presse et le moulage sont corrects, plus basse si le joint est réalisé dans une crête plutôt que dans un creux. | Outillage spécialisé maintenant le profil de la nervure pendant la polymérisation ; il ne s’agit pas d’un assemblage standard. | Une côte légèrement saillante ou basse au niveau de l'articulation, suivie d'une usure rapide de cette seule côte. |
| Crampons vulcanisés à chaud sur place après l'épissure de la courroie | Rénovations et cas où l'espacement des taquets doit correspondre aux positions des poulies | Adhérence proche de celle obtenue en usine si la pression, la température et le temps de polymérisation sont contrôlés. | Presse sur site, gabarits précis pour l'espacement et une couverture propre, sèche et fraîchement polie | Des crampons qui se décollent progressivement à partir d'une extrémité, généralement celle qui atteint la poulie en premier. |
| Crampons collés à froid avec un adhésif bi-composant | Remplacement de nervures individuelles et réparations d'urgence sur une ligne arrêtée | Au mieux modéré, et très dépendant de la préparation de la surface | Aucune presse n'est nécessaire, mais un temps de séchage complet est requis avant la mise en marche de la courroie, ce qui est rarement possible sur une ligne de production en service. | Séparation nette entre la nervure et le revêtement, avec des résidus d'adhésif d'un seul côté. |
| Taquets et séparateurs boulonnés à travers une ceinture simple | Crampons robustes, espacement des poches ajustable sur le terrain et quelques plantes mobiles | Bonne résistance au cisaillement, plus faible en fatigue car les trous interrompent les plis. | Perçage en atelier avec gabarit, boulons de qualité appropriée et couple contrôlé | Des traces de rouille humide partent de la ligne de boulon et une fissure court entre deux trous adjacents. |
Si aucune de ces opérations ne doit être effectuée en interne, il faut le signaler dès le début. Le changement de courroie en pente est différent du changement de courroie à plat, et les mécanismes environnants — galets tendeurs, rouleaux de retour, rouleaux d'impact, poulies et supports — doivent tous être compatibles avec une courroie nervurée.rouleaux de convoyeurgamme, laauge à fléauetretour du ralentisseurles familles, lesgalet tendeur à impactensembles pour la zone de chargement,galet tendeur auto-alignantoptions pour le retour, lepoulies de convoyeurqui ont déterminé le rayon de courbure et lesupports de convoyeurTous les éléments qui assurent la cohésion de l'ensemble de la structure sont spécifiés à partir des mêmes plans, et le fait de les obtenir d'une source unique élimine un type de désaccord sur la compatibilité, coûteux à résoudre sur site. Là où l'usine préférerait nous confier l'intégralité du projet, notreserviceLe périmètre d'intervention comprend l'étude topographique, la sélection des courroies, la planification des épissures et l'assistance à la pose.
Une courroie nervurée cède généralement pour l'une des quatre raisons suivantes, et la cause est presque toujours visible dans son usure bien avant sa mise hors service. Premièrement, le profil était inadapté au matériau, empêchant ainsi la courroie de supporter correctement la charge. Deuxièmement, la base de la nervure était surchargée par la géométrie de la poulie, ce qui provoque des fissures longitudinales plutôt que transversales. Troisièmement, la liaison entre la nervure et le revêtement était inadaptée à la charge. La quatrième raison est indépendante de la courroie elle-même et liée à la manière dont le matériau y est acheminé.
Le phénomène de retour de matériaux sur une pente est souvent sous-estimé car invisible depuis la passerelle. Les matériaux qui s'accumulent dans une poche après le point de déchargement finissent par tomber le long du convoyeur de retour, généralement au sol sous le convoyeur ou dans la zone de déchargement, et on met longtemps à s'en apercevoir. La conception même des poches aggrave ce problème ; ce sont, après tout, des contenants. Sur une ligne de charbon ou de clinker, des brosses de nettoyage et une goulotte de déchargement correctement profilée sont plus efficaces pour maintenir la propreté du convoyeur que toute modification de la bande transporteuse, et la quantité de matériaux présents entre les nervures à l'endroit où la bande passe devant le racleur est la donnée à mesurer. L'étanchéité des galets tendeurs est également cruciale, car un fin ruban de matériaux passant sur les rouleaux de retour finira tôt ou tard par s'infiltrer dans les roulements.
Le suivi du guidage d'une courroie nervurée accapare une part disproportionnée des opérations de maintenance, et le diagnostic est généralement d'ordre structurel. Le profil lui-même n'est pas responsable du guidage de la courroie. Ce qui le détermine, c'est la géométrie de contact, et sur le brin de retour d'une courroie nervurée, cette géométrie de contact correspond aux crêtes des nervures plutôt qu'à la largeur totale de la courroie. Deux points importants en découlent. Premièrement, les galets de retour doivent être parfaitement horizontaux l'un par rapport à l'autre, avec une tolérance plus stricte que pour une courroie plate. Deuxièmement, tout élément permettant aux nervures de rencontrer les rouleaux avec un angle engendrera un décalage qu'aucun calibrage de la poulie de tête ne pourra corriger.
| Symptôme sur la ceinture | Cause la plus probable : une pente | Première chose à mesurer | Mesures correctives efficaces | Comment l'éviter la prochaine fois |
|---|---|---|---|---|
| Crêtes des côtes polies à plat, vallées encore intactes | La profondeur du lit dépasse le volume utile de la poche, de sorte que le matériau surdimensionné déborde du profil. | Profondeur du matériau au point d'inclinaison maximale et taille des morceaux au 95e percentile | Réduisez la profondeur du lit, augmentez la hauteur des nervures ou raccourcissez le pas pour ajouter des poches par mètre. | Dimensionnez la hauteur des nervures par rapport à la plus grosse pièce et le pas par rapport au tonnage mesuré, et non par rapport à un profil de stock. |
| Des fissures longitudinales parcourent la base de la nervure, sur de nombreuses rangées | Fatigue en flexion ; la nervure est forcée autour d'une poulie plus petite que nécessaire pour le profil. | Diamètre de la plus petite poulie passée et rapport de cette valeur à la hauteur libre de la nervure | Augmentez le diamètre de la poulie, ou réduisez la hauteur des nervures, ou les deux si l'élévateur le permet. | Réglez le diamètre de la poulie en prenant la plus grande valeur entre le diamètre minimal de la courroie de base et environ vingt fois la hauteur des nervures avant de commander la courroie. |
| Une ou deux lattes se décollent d'une seule extrémité | Défaillance localisée de l'adhérence, souvent après une réparation par collage à froid ou un revêtement endommagé sous le taquet. | Pourquoi cette cale a-t-elle été remplacée et quelle quantité de composé restait sur la surface de recouvrement ? | Recoller par vulcanisation à chaud, ou remplacer correctement la rangée de taquets plutôt que de coller l'extrémité soulevée. | Réservez les fixations à froid aux véritables urgences et consignez chaque réparation afin d'en dégager des tendances. N'oubliez pas de réserver les fixations à froid aux cas d'urgence réelle et de noter chaque réparation afin d'en identifier les tendances. |
| Matériaux au sol sous le canal de retour et à l'extrémité | Retour des poches, plus un nettoyeur qui ne peut pas atteindre entre les côtes | Profondeur du matériau présent dans les poches juste après le point de décharge | Installez une brosse rotative ou un nettoyeur de type couteau pneumatique adapté aux surfaces striées au lieu d'un simple grattoir. | Intégrez la facilité de nettoyage comme critère de sélection dès la conception ; les poches peu profondes se nettoient facilement, les poches profondes retiennent les liquides. |
La plupart des demandes concernant les inclinaisons se limitent à la largeur, la longueur et l'angle d'inclinaison de la bande transporteuse, soit environ la moitié des informations nécessaires. Il en résulte un devis qui répond à une question légèrement différente de celle posée par l'usine, suivi de trois séries d'échanges techniques et d'une bande transporteuse presque conforme. L'envoi de toutes les données dès le premier message permet généralement de gagner deux semaines sur le processus.
Nos propres enquêtes suivent la même liste de contrôle pour chaque ligne inclinée, et les spécifications de la courroie obtenues sont traçables jusqu'à chaque entrée. C'est également la liste de contrôle que nous utilisons lorsqu'une usine nous demande d'inspecter un plan incliné existant où la courroie est remplacée pour la troisième fois, car les données manquantes sont généralement la raison pour laquelle les deux courroies précédentes n'ont pas fonctionné. La méthode sous-jacente est la même que pour tout achat de composant technique, et elle est décrite plus en détail dans notreGuide des types et qualités de bandes transporteuses : comment les choisir, qu'il est judicieux de lire en parallèle de cette page si la pente fait partie d'un projet plus vaste.
| Élément de données à envoyer | Pourquoi cela modifie les spécifications de la courroie | Entrée typique | Que se passe-t-il mal lorsqu'on l'oublie ? |
|---|---|---|---|
| Angle d'inclinaison maximal et longueur de cette section | Définit la famille de profils et, par conséquent, si des séparateurs sont nécessaires. | 24 degrés sur 38 m, avec des sections d'approche plus plates à 6 degrés | Le profil indiqué correspond à l'angle moyen plutôt qu'au pire angle, et la section abrupte déborde. |
| Hauteur de levage et distance centrale | Détermine la tension exercée par le levage de la charge, ce qui influe sur le nombre de plis. | Élévation de 15 m sur une distance entre axes de 62 m | Le nombre de plis est relevé sur un convoyeur horizontal similaire et la bande est sous-dimensionnée dès le premier jour. |
| Capacité nominale en tonnes par heure et pic | Définit le volume de la poche, et donc détermine simultanément la hauteur des côtes, l'inclinaison et la largeur de la ceinture. | 180 t/h en moyenne, 240 t/h ponctuellement lors des changements d'équipe. | Le dimensionnement du convoyeur est basé sur un tonnage moyen et il est constamment surchargé aux heures de pointe. |
| Masse volumique apparente et taille des morceaux au 95e percentile | Convertit le volume en tonnage et définit la hauteur minimale des nervures permettant le passage des pièces les plus volumineuses. | 1,45 t/m³ en vrac, 90 % en dessous de 40 mm avec un surdimensionnement de 120 mm | La hauteur des nervures est choisie en fonction de la masse moyenne et les matériaux surdimensionnés reposent sur les crêtes. |
| Diamètre minimal de la poulie permettant le passage de la courroie | Elle limite la hauteur des nervures et constitue donc la première contrainte à vérifier lors de toute rénovation. | Tête 500 mm, queue 400 mm, les deux étant existantes et non remplacées | Un profil profond indique que les poulies ne peuvent pas se plier et que les nervures se fissurent sur toute leur longueur. |
| Type de prise et course disponible | Détermine si l'allongement peut être absorbé sans glissement sur la pente. | Réglage de la tension de la vis avec 300 mm de course restante | La courroie se détend après quelques mois et commence à patiner lorsque le plan incliné est à pleine charge. |
| Géométrie et hauteur de chute de la goulotte de chargement | Détermine si les poches peuvent être remplies et le niveau d'absorption des chocs que la couverture doit respecter. | Goulotte de 600 mm de long, chute de 900 mm, déchargement approximativement perpendiculaire à la bande transporteuse | La bande transporteuse est conçue pour un schéma de remplissage que la goulotte ne peut pas assurer, et la capacité n'est jamais atteinte. |
| Environnement et toute exigence légale | Le choix des composés, la résistance au feu et, dans certains cas, la construction entière sont déterminants. | Tour de transfert extérieure fermée, lavée chaque semaine, sous atmosphère poussiéreuse | Une exigence de résistance au feu est constatée lors de l'inspection et la courroie doit être remplacée. |
Si le projet doit également prendre en compte l'ensemble de la chaîne de manutention, nos pages d'application pourexploitation minière et de carrière,cimenteries,manutention portuaire de matériaux en vrac,recyclage,emballages alimentairesetlogistique et entreposagemontrer comment le profil s'intègre dans une mise en page plus large. La page produit principale de la ceinture elle-même estconvoyeur à chevronset les tolérances de profil et les enregistrements de lots sous-jacents sont couverts parassurance qualité.
Une observation finale, tirée d'un nombre suffisant de ces projets, mérite d'être énoncée clairement : les choix déterminants pour le bon fonctionnement d'un convoyeur incliné se font dès la première heure de la définition du cahier des charges, et ils relèvent tous de la géométrie : angle, hauteur des nervures, pas, diamètre de la poulie, volume des alvéoles. Le type de composé et la qualité du revêtement sont importants, mais ce ne sont que des détails. Une géométrie incorrecte compromettra la fiabilité de l'installation, même avec un composé de qualité modeste ; une géométrie correcte garantira des années de service.
Envoyez-nous vos données d'inclinaison et nous vous recommanderons un profil.
Avec des nervures seules, l'angle de travail est d'environ 30 à 34 degrés pour les matériaux grossiers et anguleux, et inférieur pour les produits fluides. L'ajout de séparateurs transversaux étend la plage de travail à environ 40 degrés. Au-delà, le matériau doit être confiné et la bande transporteuse devient une structure rigide transversale avec des parois latérales moulées plutôt qu'une bande profilée simple.
Commencez par la plus grosse bosse plutôt que par la moyenne. La hauteur libre des nervures doit être au moins 1,5 fois supérieure à la taille de la bosse correspondant au 95e percentile, car une hauteur inférieure risque de faire passer des morceaux trop gros au-dessus de la bosse et de dépasser les crêtes. Vérifiez ensuite la hauteur obtenue par rapport aux poulies, car la hauteur des nervures détermine la plus petite poulie compatible avec la courroie.
Au-dessus d'environ 28 à 30 degrés, oui, et sur des matériaux fluides comme le grain ou le sable à des angles inférieurs également. Un motif en chevrons maintient le lit tout en laissant des canaux ouverts le long de la bande transporteuse ; un séparateur ferme chaque espace en une poche. Les séparateurs nécessitent également une carcasse résistante transversalement, ce qui modifie la bande transporteuse de base lorsqu'on en ajoute.
Ce phénomène est dû à une fatigue par flexion, et non à un défaut composite. Cela signifie que la nervure est forcée autour d'une poulie dont le diamètre est inférieur à celui requis par le profil. Vérifiez le diamètre de la plus petite poulie et comparez-le à la hauteur de la nervure ; en règle générale, le diamètre doit être au moins vingt fois supérieur à la hauteur libre de la nervure, et jamais inférieur au diamètre minimal de la courroie de base.
À éviter sur une courroie profilée. Une attache à charnière ne peut pas passer par-dessus une rangée de taquets, et la bande perforée située en dessous concentre la flexion précisément là où la courroie est la plus fragile. Les joints sur site doivent être vulcanisés, en veillant à ce que le profil ne touche pas la bande de jonction, ou bien les taquets doivent être fixés après jonction par vulcanisation à chaud.
Les nervures frottent contre les galets tendeurs, de sorte que la courroie entre en contact avec le rouleau par les crêtes des nervures et se trouve plus haute qu'une courroie plate. Utilisez des galets tendeurs plats de grand diamètre, assurez-vous que les galets tendeurs adjacents soient parfaitement horizontaux et nettoyez avec une brosse rotative ou un couteau pneumatique plutôt qu'avec un simple racleur, qui ne peut atteindre les résidus coincés entre les nervures.
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